| L'extension
maquillée de la porcherie de La Haye, située sur le
bassin de la lieue de grèves, site trop connu pour
la prolifération excessive d'algues vertes, est révélateur
du plus profond dédain de l'environnement et
de la déresponsabilisation de la majorité
des élus manoeuvrés par les lobbys agricoles
intensifs qui non seulement ont défiguré
la Bretagne, mais aussi accélèrent la
désertification du monde rural . 
Rappel des faits :
Le 30 décembre 2002 Création du collectif ZES de
Plouaret . Courrier à la presse :
lettre de protestation : Ouest-France
,
Le tregor
10 avril 2003 - 1 ère lettre-pétition
au préfet des Côtes d'Armor , en
copie : Direction des Services Vétérinaires
- Direction Départementale de l’Agriculture,
Association Eaux et Rivières, Mairie de Plouaret
Le Tregor :
Tribune libre de Sauvegarde du Tregor
Faites signer la
pétition
Juillet 2004 - Tract
: recto
| verso
Lettre aux élus de Ploumilliau
Octobre 2004 - 2ème
lettre ouverte au préfet suite à l'enquête publique et au rapport
du commissaire enquêteur
Septembre 2005 - 3ème
lettre ouverte au préfet avant le passage
devant la Commission Départementale d'Hygiène ( CDH, maintenant CDERST ).
Février 2006 - 4 ème lettre au préfet relance après les préconisations du CDH
Juin 2006 - 5 ème lettre ouverte au préfet
Juillet 2006 – Décision favorable du CDERST
Septembre 2006 –Arrêté préfectoral portant autorisation (IC 200 39 151 du 21 sept 2006)
Octobre 2006 – Lettre à la Préfecture après la réunion du 13 Octobre à la mairie de Plouaret
Janvier 2007 – Notre compte-rendu de la réunion du 13 octobre à Plouaret et visite d'une unité de traitement. Récapitulation des actions 2002-2007
pour écrire au Collectif ZES Plouaret
Le comité de bassin
de la lieue de grèves fonctionne comme une
société secrète :
- les réunions ne sont pas
annoncées aux médias, pas plus que
les avis concernant les régularisations,
créations et extensions d'élevage
. Certainement pour éviter de faire savoir
à la population, comment ont voté
les élus .
- Il refuse de répondre aux
questions formulées par les associations
qui leur demandent des comptes, sous prétexte
qu'elle n'ont pas signé leur charte.
Qu'on vienne ensuite nous parler de transparence
et de démocratie participative !
- Malgré nos sollicitations, il n'y a toujours
pas d'info sur les ruisseaux de la lieue de grèves
sur le site officiel du RIEB depuis 3 ans . Facile
pour le président de dire ensuite que la
pollution s'est stabilisée et donc d'autoriser
tous les élevages à continuer de s'agrandir
.
Malheureusement il n'y aura jamais eu autant d'algues
vertes qu'en 2003 !!! |
Les odeurs de l'élevage :
de redoutables gaz à effet de serre
------------------------------------------
Le voisinage est excédé
------------------------------------------
Vous y croyez au vide sanitaire ?
------------------------------------------
Le Cochon de Bretagne ® ?
------------------------------------------
Le 19 Octobre L'animateur de télé et radio Jean Pierre Coffe sera à Plouigneau le jeudi 19 Octobre pour un débat organisé par la société "le cochon de bretagne" (production de la porcherie de La Haye ) sur le thème prétendre à une reconnaissance européenne quand on s'appelle "cochon de Bretagne" : folie ou raison ?
A partir de 19h au foyer rural, le débat sera animé par Yvon etienne, en présence d'acteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de l'environnement . ( voir article Le Tregor )
Compte-rendus : Ouest France - Le telegramme
Aout 2006 : Le Comité
Départemental d'Hygiène aura mis plus d'un an à se prononcer sur cette extension d'élevage . Bien entendu ce comité, où les consommateurs ne sont représentés que par deux associations, vient d'émettre un avis favorable sous réserve qu'une enquête sur les nuisances sonores soit effectuée . Quand aux autres nuisances, le CDH n'a rien a dire, rappelons que le commissaire enquêteur, n'avait pas voulu se déplacer sur le terrain, et n'a donc pas pu se rendre compte des nuisances olfactives notamment .
Le préfet de signer l'arrêté préfectoral, comme l'ont fait ses prédécesseurs depuis plusieurs décennies . Après tout ce ne sont pas les préfets qui vivent près de ces élevages industriels, et comme ils n'ont que deux ans à tirer dans le département, pour gravir leur carrière, on les aura oubliés sitot partis, mais les élevages et leurs pollutions resteront bien présentes .
Le
collectif de riverains et l'association Sauvegarde
du Tregor avait déja adressé cette lettre
de protestation au préfet des Côtes
d'Armor en 1995 .
Depuis une quatrième puis une cinquième lettre en juin 2006,
lui ont été adressées, sans réponse
Du
progrès pour
la démocratie locale ? C'est une pratique
désormais courante, depuis la création
des Comités de bassin : les techniciens de
la chambre d'agriculture évaluent le projet
de restructuration ou de régularisation (
on se garde bien de parler d'extension car cela
est déconseillé dans un dossier d'enquête publique
sur un élevage ).
Ceux-ci rendent leur copie aux élus, généralement
les maires, qui acceptent si le "contrat d'objectif"
avec l'éleveur
est bien ficelé, sur le papier...
Le maire, après
avoir pris position
généralement pour, en toute confiance
ou naïveté , va le soumettre à ses conseillers,
de la manière suivante :
" puisque le comité de bassin
a donné un avis favorable, nous ne pouvons
qu'accepter " .
On peut se demander à quoi servent ainsi les conseillers municipaux
?
Les techniciens les ont remplacés
Voici
le vote sur l'ensemble
des communes concernées
par le plan d'épandage :
-
Ploumilliau
(17-6): 8 contre, 5 pour, 4 abst.
-
Lanvellec (16-6): unanimité contre - 1 abst.
-
Plouaret
(28-5):
vote positif, (15 pour, 2 contre)
... voir ci-dessus
- Plouzélambre
(9-6):
vote positif, (6 pour,
2 abst.)
... voir ci-dessus
- Vieux Marché
:
vote positif, à l'unanimité !
... voir ci-dessus
|