Ecrits anti-nucléaire
et anti-enfouissement







La Geologie

Les arguments principaux que l'on peut évoquer sont en fait très simples et ne demande pas d'être thésard en géologie.

- Le granite n'est pas du tout une roche cohérente à l'échelle de la formation:
De nombreuses fractures, failles (+ diaclases pour des géologues) découpent le massif granitique. Ces fractures sont réparties dans toutes les directions.
Elles existent à toutes les échelles de la roche . Ce qui entraîne une circulation aisée de l'eau mais sans créer d'aquifère de grands volumes.

- Le granite n'est pas une roche très stable. Son altération est assez facile.
ex 1 : le granite du Camp du Struthoff (Konzentrationslager Natzweiler-Struthoff) exploité par les déportés en 39-45 est aujourd'hui totalement pourri...

ex 2 :Lors des travaux de préparation du barrage de Malpasset (83) de triste mémoire, près de Fréjus, les granites (pegmatites) ont été purgés pour permettre l'accrochage de l'ouvrage d'art.
En fait, l'enquête après la catastrophe, a établi que l'action des vibrations des marteaux-piqueurs avaient déstabilisé les minéraux du granite sur une certaine profondeur rendant l'accrochage du barrage illusoire.

- A l'échelle géologique, celle de la durée de vie des déchets nucléaires:
les massifs de granite sont appelés à remonter vers la surface. Phénomène d'isostasie (ex granite de la péninsule scandinave qui se soulève avec la disparition des glaces de la calotte glaciaire) Ce phénomène d'isostasie est général.
Demander au géologue :
A quelle profondeur se sont formés les minéraux (cordiérite +.....) que l'on trouve à l'affleurement en Bretagne ?
Tu seras étonné de voir que ces matériaux viennent de très loin...

A l'échelle géologique, bien malin qui peut prédire le devenir de ces massifs... les forces (contraintes) qui vont s'y exercer.

De plus, les éléments radioactifs dégagent de la chaleur, inter-agissent avec l'eau qui circule, Que devient le radon libéré dans les galeries percées ?

Bref, le granite n'est pas une roche si stable qu'il y paraît.



Le Conseil de l'Environnement allemand (sept membres dont six nommés sous Kohl) est le premier cercle d'experts du governement allemand à le reconnaître : l'élimination des déchets nucléaires "est bien une question sans solution" comme il l'a reconnu lors de son expertise pour l'an 2000.

Selon les experts les gaz issus de la corrosion (des fûts et des métaux radioactifs) et de l'activité microbienne atteindront inévitablement l'environnement (nappes phréatiques, air) en passant toutes les barrières du fait de l'échelle de temps

Cette formation de gaz "rend nécessaire une révision complète de la méthode d'approche de la question du traitement des déchets" selon le membre Martin Jänicke de l'Université Libre de Berlin.

Le jugement est issu de l'audition par de Conseil de tous les principaux experts, tant pro- qu'antinucléaires.
En conséquence il est devenu clair pour le Conseil de l'Environnement que les "recherches, qui doivent servir de base pour le choix d'un centre de stockage approprié, en fin de compte n'ont jamais pu démontrer du point de vue des sciences naturelles la possibilité d'un stockage absolument sûr".
C'est qui figure dans le rapport d'expertise annuel remis hier [12/3/00] par le Conseil de l'Environnement a ministre de l'environnement Jürgen Trittin.

"Nous devons abandonner l'idée que la radioactivité que nous stockons est cachée une fois pour toute" Hubert Wiggering, secrétaire général du Conseil de l'Environnement

"Même les antinucléaires n'ont quasiment aucune idée des problèmes qui nous attendent" . Martin Jänicke, membre du Conseil de l'Environnement




11.3.2000

*Atommüll nicht zu entsorgen*

Erstmals stellt ein Expertengremium der Bundesregierung offiziell fest: Egal, wie gut strahlende Abfälle verpackt werden, früher oder später wird Radioaktivität aus dem Endlager entweichen

BERLIN taz Die Entsorgung des Atommülls ist eine "wohl unlösbare Frage". Das erklärte gestern der Umweltsachverständigenrat der Bundesregierung bei der Vorstellung seines "Jahresgutachtens 2000" in Berlin.
Damit hat erstmals ein Expertengremium der Regierung eingeräumt, dass es keine abschließende Lösung des Atommüllproblems gibt.

Nach Einschätzung der Experten ist es nicht möglich, das Problem der Gasbildung in dem eingelagerten Müll in den Griff zu bekommen. Die Fässer, in die der Atommüll schließlich verfüllt werden müsse, würden mit der Zeit korrodieren, ebenso der metallische Strahlenmüll. Dabei wird aber Gas frei.
Auch durch Mikroben könne sich Gas bilden.

Da der Atommüll über zehntausende von Jahren gelagert werden müsse, sprenge das Gas früher oder später jede Barriere. So würden radioaktive Substanzen frei, die schließlich ins Grundwasser oder an die Luft gelangen könnten. Auch ein Salzstock, wie in dem geplanten Endlager in Gorleben oder dem bestehenden in Morsleben, kann das Austreten von Radioaktivität nicht mit Sicherheit verhindern.

Diese Gasbildung macht ein "völlig neues Herangehen an die Entsorgungsfrage nötig", erklärte gestern Ratsmitglied Martin Jänicke von der Freien Universität Berlin. Seine Einschätzung habe sich der Rat "hart erarbeiten" müssen. Dem Urteil ist eine Reihe von Anhörungen des Umweltrates mit allen wichtigen Experten, Atomgegnern wie Befürwortern, vorausgegangen.
Dabei sei dem Umweltrat zu Folge deutlich geworden, dass die "Untersuchungen, die eine Basis für geeignete Endlager bilden sollen, letztlich nie zu einem naturwissenschaftlich einwandfreien Nachweis eines absolut sicheren Endlagers gelangt sind". So steht es nun im Jahresgutachten, das der Umweltrat gestern Umweltminister Jürgen Trittin übergab.

"Wir sollten uns von der Vorstellung verabschieden", sagte Umweltrat-Generalsekretär Hubert Wiggering, "dass wir die Radioaktivität, die wir einlagern, ein für alle Mal versteckt haben."

Sechs von sieben Mitgliedern des Rates wurden noch von der Regierung Kohl eingesetzt. Vor der näheren Auseinandersetzung mit der Entsorgungsfrage hatte im Rat eine deutlich weniger skeptische Haltung überwogen. Die jüngste Anhörung im vergangenen Dezember hatte schließlich die Wende gebracht.
Zu viele Fragen hatten von den eingeladenen Entsorgungsspezialisten, die sich zum Teil schon über viele Jahre mit dem Thema beschäftigen, nicht klar beantwortet werden können. Eine große Überraschung für den Umweltrat. "Selbst die Kritiker der Atomkraft haben kaum eine Ahnung", sagte gestern Umweltratsmitglied Martin Jänicke, "welche Probleme da auf uns zukommen."

MATTHIAS URBACH



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Faut-il repenser le stockage du plutonium ?

L 'impossible réaction

Des chercheurs américains viennent d'obtenir une réaction chimique que l'on croyait impossible. Une découverte qui pourrait remettre en question la stratégie de stockage des déchets radioactifs.

PuO2. Un atome de plutonium pour deux atomes d'oxygène. Pour les radiochimistes du monde entier, la formule du bi-oxyde de plutonium est parfaite pour manipuler le dangereux plutonium, découvert en 1940 par les chimistes américains partis sur le chemin de la bombe atomique on la retrouve pour le recyclage des combustibles nucléaires, la confection des ogives militaires ou le stockage des déchets radioactifs.

Cette poudre jaune-vert est en effet considérée comme inoxydable.

«Jusqu'à aujourd'hui, aucun oxyde de plutonium dont la proportion d'oxygène par rapport au plutonium est supérieure à deux n'avait pu être préparé», souligne Charles Madic, directeur de recherche à la direction du cycle du combustible du Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Longtemps, le trioxyde de plutonium (Pu03) fut recherché, mais personne ne réussit jamais à en fabriquer.

John Haschke et deux collègues du laboratoire national de Los Alamos (Nouveau-Mexique), aux Etats-Unis, viennent pourtant de montrer dans un récent numéro de Science (n0 5451) que le bioxyde de plutonium peut en fait réagir avec l'eau à une température de 25 à 350 °C pour former un composé stable plus oxydé: la proportion entre l'oxygène et plutonium peut aller jusquà 2,27. De plus, cette réaction dégage de l'hydrogène, un gaz très explosif.

Pour Charles Madic, « c'est un vrai coup de tonnerre dans le monde du nucléaire». Cette réaction entre l'eau et le bioxyde de plutonium est en effet problématique: "L'eau est le principal vecteur potentiel de dissémination radioactive lors de l'enfoujssement des dechets en profondeur" explique le chimiste français. "Le danger serait que les traces de bioxyde de plutonium présente dans les déchets à enfouir réagissent avec l'eau pour former cet oxyde supérieur. Une petite fraction du nouvel oxyde pourrait alors peut-être se dissoudre dans l'eau et se disséminer lentement aux alentours"

Cette réaction insoupçonnée pourrait expliquer l'étrange observation faite l'année dernière par le laboratoire de Lawrence Livermore (Californie) au voisinage d'une caverne du Nevada où, il y a plus de trente ans, furent effectués des tests d'explosiom nucléaires par les Etats-Unis. Sous le choc des explosions, le plutonium s'était alors vitrifié sur les murs de la caverne, sous forme de bioxyde. Or, les chercheurs ont repéré des traces de plutonium jusquà 1,3 km de la caverne. Dans un article paru dans le journal Nature (n» 6714), ils suspectaient l'eau souterraine d'être responsable de cette migration.

En France, le bioxyde de plutonium est stocké en surface, dans des boîtes étanches, pour être ensuite réutilisé soit dans des centrales ordi-naires, sous forme de combustible MOX (Mixed OXyde), soit dans des surgénérateurs qui brûlent directement ce plutonium. Dès la lecture de l'article, Henri Métivier, directeur de recherche à l'Institut de protection et de sûreté nucléaire, a prévenu ses collègues des nouvelles mesures de Sécurité à appliquer:" il faut maintenant s'assurer que les locaux de stockage du bioxyde de plutonium sont parfaitement secs, sans aucune vapeur d'eau.»

H. P.


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